CHERCHER >>
 

   
 
Glossaire / définitions
A-F

A

 

Abiotique : Qui concerne la matière inerte, en opposition à la matière vivante (biotique). Les principaux facteurs abiotiques sont : la lumière, la température, l’eau, l’air, le sol (facteurs physiques et chimiques), le vent, le feu.

 
Adjuvant : substances ou préparations qui sont composées de coformulants ou de préparations contenant un ou plusieurs coformulants, sous la forme dans laquelle elles sont livrées à l’utilisateur et mises sur le marché, destinées à être mélangées par l’utilisateur avec un produit phytopharmaceutique et qui renforcent son efficacité ou d’autres propriétés pesticides.

 
Apport journalier maximum théorique (AJMT) : quantité maximale théorique d’une SA donnée qu’un individu est susceptible d’ingérer quotidiennement tout au long de sa vie (en μg de substance active/ kg p.c. / jour). L’AJMT est une approche maximaliste de l’exposition car elle prend en compte une contamination systématique de l’ensemble des aliments au seuil réglementaire (LMR).

 
ArfD, Dose de référence aigue (DRfA) : désigne la quantité maximum de substance active (exprimée en mg de substance active par kg de poids corporel) qui peut être ingérée par le consommateur pendant une journée ou moins, dans la nourriture ou l'eau de boisson, sans effet dangereux pour sa santé. Elle est calculée á partir d'une dose sans effet observé (DSE) et d'un facteur de sécurité. La DSE choisie pour le calcul est issue de l'étude la plus appropriée sur une espèce animale sensible et représentative. Le facteur de sécurité tient compte de la variabilité intra et inter-espèce et de la nature des effets de la substance.

 

B

 
Bonne pratique phytosanitaire : pratique impliquant que les traitements au moyen de produits phytopharmaceutiques appliqués à des végétaux ou produits végétaux donnés, conformément aux conditions de leurs utilisations autorisées, soient sélectionnés, dosés et dispensés dans le temps de manière à assurer une efficacité optimale avec la quantité minimale nécessaire, compte tenu des conditions locales et des possibilités de contrôle cultural et biologique.

 
Bonnes pratiques agricoles (BPA) : ensemble de règles à respecter dans l'implantation et la conduite des cultures de manière à optimiser la production agricole, tout en réduisant au maximum les risques liés à ces pratiques, tant vis-à-vis de l'homme que vis-à-vis de l'environnement.

 
Bonnes pratiques de laboratoire (BPL) : pratique telle que définie à l’annexe I, point 2.1, de la directive 2004/10/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 février 2004 concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives à l’application des principes de bonnes pratiques de laboratoire et au contrôle de leur application pour les essais sur les substances chimiques (JO L 50 du 20.2.2004, p. 44).

 

C

 
Catalyse : Accélération d'une réaction chimique par une substance (catalyseur) qui intervient dans la réaction et qui est régénérée à la fin de celle-ci.

 
Coformulant : substances ou préparations qui sont utilisées ou destinées à être utilisées dans un produit phytopharmaceutique ou un adjuvant, mais qui ne sont ni des substances actives ni des phytoprotecteurs ou des synergistes.

 
Concentration sans Effet Prévisible (PNEC, Predicted Non Effect Concentration en anglais) est utilisée pour évaluer les risques pour les organismes aquatiques. Elle désigne une concentration pour laquelle il n'est pas attendu d'effet sur l'ensemble des organismes aquatiques. Elle est déterminée en prenant en compte l'ensemble des informations disponibles ; elle couvre les effets potentiels de la substance active et des métabolites pertinents. Elle est exprimée en µg par litre. La PNEC de la substance active ne préjuge pas de la détermination d'une PNEC spécifique d'une préparation.

 
Concentrations prédites dans l’Environnement (PEC, Predicted Environmental Concentration en anglais) : pour les produits phytosanitaires, on évalue des PEC pour l’air, les eaux de surfaces, les eaux souterraines et les sols. Le devenir et la concentration d’une substance libérée dans l’environnement est conditionnée par de nombreux paramètres paramètres relatifs aux caractéristiques du produit (solubilité, coefficient d’adsorption/désorption,…), aux conditions dans lesquelles il est appliqué, au sol (structure, texture,…), au climat (pluviométrie, température,…), à la nature des nappes souterraines (profondeur, volume, taux de renouvellement,…), etc. Ces concentrations sont obtenues par l’utilisation de modèles.

 
Contamination des aliments (exprimée généralement en mg de substance active par kg de denrée) : teneur en résidus de pesticides pouvant se trouver sur et dans un produit destiné à l’alimentation humaine ou animale. Au niveau communautaire, les données de contamination des aliments (générées par chaque Etat membre dans le cadre de plans de surveillance et de contrôle réglementaires) sont communiquées à la Commission européenne et à l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) chargée d’établir un rapport annuel sur les résidus de pesticides depuis le 1er septembre 2008. Avant cette date, les rapports annuels étaient établis par la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs (DG-SANCO) de la Commission européenne.

 
Délai d’emploi avant récolte (DAR) : nombre de jours pendant lequel un produit ne doit pas être utilisé sur une culture avant sa récolte pour que celle-ci soit commercialisable. LE DAR concerne un couple produit/culture. Il est mentionné sur l’étiquette des produits. Le respect du DAR constitue d’lune des conditions pour ne pas dépasser les Limites Maximales de Résidus (LMR).

 

D

 
Dérive : C’est la fraction de pulvérisation qui au moment de l’application n’atteint pas la cible (sol ou végétal).

Désinfectants et produits biocides généraux : Ils comprennent les produits biocides destinés à l'hygiène humaine, les désinfectants utilisés dans le domaine privé et dans le domaine de la santé publique et autres produits biocides, les produits utilisés pour désinfecter l'air, les surfaces, les matériaux, les équipements et le mobilier et qui ne sont pas utilisés en contact direct avec les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux dans les lieux privés, publics et industriels, y compris les hôpitaux, ainsi que produits algicides, les produits biocides destinés à l'hygiène vétérinaire, les désinfectants pour les surfaces en contact avec les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, les désinfectants pour eau de boisson (destinée aux hommes et aux animaux).


Dose de référence aigue (DRfA ou ARfD) : désigne la quantité maximum de substance active (exprimée en mg de substance active par kg de poids corporel) qui peut être ingérée par le consommateur pendant une journée ou moins, dans la nourriture ou l'eau de boisson, sans effet dangereux pour sa santé. Elle est calculée á partir d'une dose sans effet observé (DSE) et d'un facteur de sécurité. La DSE choisie pour le calcul est issue de l'étude la plus appropriée sur une espèce animale sensible et représentative. Le facteur de sécurité tient compte de la variabilité intra et inter-espèce et de la nature des effets de la substance.

 
Dose Journalière Admissible (DJA ; exprimée généralement en mg de substance active par kg de poids corporel et par jour) : quantité de substance qui peut être quotidiennement ingérée par le consommateur tout au long de sa vie sans effets néfastes pour sa santé. Elle est calculée, sur la base d’études toxicologiques, à partir d'une dose sans effet néfaste (NOAEL, No Observed Adverse Effect Level) observée chez l’animal, divisée par un facteur de sécurité tenant compte de la variabilité intra-individuelle, de la variabilité inter-espèce, de l’incertitude liée aux protocoles expérimentaux et si nécessaire, de la nature des effets de la substance. Si disponibles, des données d’études épidémiologiques réalisées chez l’homme peuvent également être utilisées. Les DJA sont fixées par les instances d’évaluation scientifique : au niveau national par la Direction du Végétal et de l’Environnement (DiVE) de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), au niveau européen par l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et au niveau international par le Joint FAO/WHO meeting on pesticide residues (JMPR).

 
Dose sans effet nocif observé (DSENO ou NOAEL) : dose la plus élevée ne produisant aucun effet nocif observable au cours d'une étude de toxicité. L'acronyme généralement utilisé (NOAEL) est tiré de l'anglais «No Observed Adverse Effect Level».

 
Dose sans effet observé (DSE ou NOEL) : pour une espèce donnée, la DSE (Dose Sans Effet observé) pour un lot d'animaux de laboratoire soumis á l’essai pendant une période déterminée (de 1 mois á 2 ans), est la quantité maximale de substance dont l'absorption quotidienne n’entraîne aucun effet sur les animaux testés. Le terme anglais équivalent á la DSE est NOEL : No Observed Effect Level. La DSE est exprimée soit en milligrammes de substance active par kilogrammes de poids corporel de l'animal testé et par jour soit en milligrammes de substance par kilogramme de nourriture (ppm) lorsqu’il s’agit s'agit d' une concentration alimentaire.

 

E

 
Ecotoxicité : propriété d'une substance à provoquer des effets néfastes sur les organismes vivants et leur organisation fonctionnelle (écosystème).

 
Érosion éolienne : phénomène causé par le vent qui enlève divers éléments constituant horizons la couverture superficielle des sols. L’érosion éolienne se produit près des côtes marines, ou lacustres, des zones arides, etc. Elle est particulièrement active quand la végétation est absente et quand les états de surface de la couverture du sol sont secs et peu structurés.

 
Evaluation des risques a posteriori : évaluation des risques réalisée après l’homologation à partir de données de consommation et de contamination des aliments, et tenant compte éventuellement des usages phytosanitaires autorisés et des pratiques phytosanitaires des agriculteurs.


Evaluation des risques a priori : évaluation des risques « pré-homologation » des dossiers scientifiques et techniques normalisés de demande d’autorisation de produits phytosanitaires (substances actives ou préparations) soumis par les firmes à  l'Agence française de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Cette évaluation est préalable à une éventuelle autorisation de mise sur le marché d’une spécialité phytosanitaire (délivrée par le Ministère chargé de l’agriculture) ou à une inscription d’une substance active à l’Annexe 1 de la Directive 91/414/CE (liste de substances actives autorisées en Europe).

 
Exposition chronique : exposition à de faibles doses répétées d’une substance active pendant la vie entière ou par tranche d’âge (enfants, adultes), contrairement à une exposition aiguë (pendant une journée ou un repas).

 

F

 
Formulant : substance ou préparation dépourvue d’activité biologique propre, incluse dans une préparation phytopharmaceutique ou biocide lors de la formulation afin de lui conférer les propriétés nécessaires à sa mise en œuvre.